Vie politique Nationale

Mercredi 16 avril 2008

Madame la ministre de la Santé,


Votre colère hier a été d'une maladresse signe d'une incompétence de votre part.

Depuis quelques mois, des millions de Français(es) sont les premières victimes de l'augmentation du cout de la vie, de la précarité grandissante alors que les bénéfices des  plus grandes entreprises n'ont jamais été aussi importants.

Non, comme vous l'avez si bien remarqué à l'assemblée, vous n'avez pas dit explicitement que le remboursement des lunettes allait totalement être géré par les mutuelles complémentaires...Je vous le confirme.

Par contre, la langue française permet de dire les choses sans l'évoquer concrètement, et vous le savez aussi bien que moi.

En effet, comme le verbatim l'indique : vous avez clairement supposé qu'une remise en question du remboursement par la Sécu Sociale était envisageable :


Le grand Jury « Les remboursements de l'optique pourraient passer aux assurances complémentaires ? »

Le grand Jury "Est-ce certains secteurs de santé, comme l'optique, doivent passer uniquement aux assurances complémentaires ?"

Votre réponse: "la question est posée... "

Cette réflexion a provoqué chez nous, pauvres Français(es), des craintes justifiées  et ce, après le cafouillage de la carte de la Famille Nombreuse.

Comment pouvez-vous parler de « polémique vaine », de « polémique ridicule » quand nombre d'entre nous regarde à l'euro près ses dépenses.

Ø       Si vous êtes de bonne foi, pourquoi avoir attendu 48h pour mettre fin à cette polémique ?

Ø       Pourquoi ne pas avoir dit clairement les choses dès le lundi (par exemple en répondant au journaliste de France2) ?

Ø       Pourquoi avoir besoin du verbatim, n'avez-vous donc pas assez confiance en vous pour savoir ce que vous dites à une heure de grande écoute?

Assumez les responsabilités qui vous incombent.

Si des polémiques se créent, remettez vous en question et arrêtez d'utiliser l'excuse d'une mauvaise interprétation (à l'image des déclarations de Rama Yade au Monde, ou de Nathalie Kosciusko-Morizet ).

Bien à vous.

Par kropotkine
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Mercredi 9 avril 2008

Présentée par l'UMP comme la mise en musique du slogan "travailler plus pour gagner plus" et accueillie par le PS comme un paquet fiscal ciblé sur les riches, la loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA) coûte cher à l'Etat - 14 milliards d'euros en régime de croisière - alors que son efficacité est limitée.

Telle est la conclusion d'une étude réalisée à la demande du président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, le socialiste Didier Migaud.

 Les services de la commission ont planché sur le coeur de la loi, la détaxation des heures supplémentaires.

Leur diagnostic tient en une phrase : "Ce sont, disent-ils, au total, 4,1 milliards d'euros que l'Etat dépensera pour qu'une partie des salariés bénéficient de 3,78 milliards d'euros de pouvoir d'achat supplémentaire."

 

En résumé, la loi TEPA c’est ca :

        * Le volume des heures supplémentaires ne s'est pas accru

        * Les gains de pouvoir d'achat sont limités

        * Le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt est jugé peu incitatif.

        * Les dons manuels ont bénéficié, en six mois, à 50 000 personnes

        * Allégement de droits de succession

 

 

Par kropotkine
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Mercredi 9 avril 2008
Le journal "Le monde" recherche actuellement une personne capable de traduire les propos tenus par des secrétaires d’Etat lors d’interview donné au monde.  

En effet, samedi dernier Rama Yade a déclaré que le Monde avait déformé et/ou mal interprété ses propos (cf : à propos des conditions posées à la présence de Sarko au JO)  

Aujourd’hui rebelote.
Nathalie Kosciusko-Morizet accuse le monde, je cite
 « Les propos qu'on me prète aujourd'hui dans le journal Le Monde ont été déformés. Je comprends d'ailleurs très bien qu'ils aient pû les heurter.»  

Bref, toute personne ayant fait "secrétaire d’état en première langue" est le bienvenu.
Poste à pourvoir au journal "Le monde", rubrique « politique politicienne »

Une connaissance de la Langue de bois serait un plus.




Par kropotkine
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Mercredi 9 avril 2008
« Pour un monde meilleur »
Chacun de nous pourrait porter ce badge au slogan totalement insipide.  

En effet, le gouvernement a annoncé que l’Etat ne prendrait plus les "tarifs sociaux" de la SNCF comme la carte Familles nombreuses.  

Pour l’Union nationale des associations familiales, la suppression des tarifs sociaux est un "coup dur porté aux familles".   "Les transports constituent le troisième poste budgétaire des familles françaises.

La suppression de la carte aura des répercussions importantes pour les familles modestes, qui auront sans doute du mal à accéder aux cartes commerciales."  

Dernièrement, 20.000 étudiants risquent de voir le montant de leur bourse baisser à la prochaine rentrée universitaire -de 450 à 2.000 euros par an selon les cas- en raison d’une restriction des critères d’attribution décidée par le gouvernement.
Selon le syndicat UNEF , cette baisse entraînera la perte pure et simple d’une bourse pour 2.000 d’entre eux.  

Mais de qui se moque-t-on ? Personne puisque tout est dit.  

En effet, le chef de l’Etat a durci le ton sur les politiques sociales, en partie responsables selon lui du déficit et de la dette.
«Les dépenses sociales sont indispensables pour notre pays mais si le poids des prélèvements obligatoires est tel que les emplois se délocalisent, ça crée des chômeurs en plus et ça fait exploser les dépenses sociales», a fait valoir le chef de l’Etat.  

Encore une belle preuve de démagogie :  

Une entreprise comme Arcelor Mittal a réussi à ne dégager que 7.5 milliards d’euros.
S’ils délocalisent c’est uniquement pour trouver une main d’œuvre moins cher, avec effectivement des conditions de travail plus « souple » et « malléable ». 

Si pour résister aux délocalisations, il faut se mettre sur les rangs des pays émergents autant le dire, et supprimer le RMI, la Sécurité social, l’assurance chômage et diminuer le SMIC de 50%, diminuer les bourses des étudiants …   (ah non, c'est déjà fait !)

Chomeurs contre actifs Jeunes contre vieux Publics contre Privés…  
Diviser pour mieux régner !


Par kropotkine
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Lundi 7 avril 2008
"c'est que le début, d'accord d'accord"

Le monde tourne d’une manière bizarre.  

Hier soir au JT de France 2, un reportage, sur une ex-cadre devenu RMIste, la montrait en train d’attendre les poubelles d’un supermarché pour améliorer son quotidien.  
Précarité, fragilité sociale, fin de mois difficiles et des yeux bleus montrant une détresse quotidienne.  

Le dernier reportage de la rédaction se réjouissait du passage de France 2 en 16/9 avec le créneau suivant « la mort annoncée du 4/3 ». 
Un chiffre : 4 millions de postes, un foyer sur deux en sont équipés et les magasins n’offrent quasiment plus de postes TV standards.  

Bref, aujourd’hui, le nécessaire est remplacé par le superflu.  
Bienvenue dans la société de consommation.

Courons vite acheter une TV16/9 made in china pour voir les prochains jeux olympiques en haute définition.
Par kropotkine
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Vendredi 4 avril 2008
A lire, très interessant, je trouve.
Jacob était à fond encore hier !!!
(Séance de jeudi 03 mars)

Mme Delphine Batho – Pour sa part, le groupe SRC distingue les actes de fauchage commis contre des cultures commerciales, qui comportent des risques, et ceux commis contre des cultures de recherche.

Il est indéniable que ces campagnes de fauchage ont contribué à alerter la société et à attirer l’attention des pouvoirs publics sur une situation de dissémination et de risques potentiels. Ceux-ci ont d’ailleurs été reconnus par l’État puisque le Gouvernement a activé la clause de sauvegarde.

Compte tenu du fait que ces actions ont été commises en l’absence d’un cadre juridique, nous considérons qu’il faut éteindre les procédures – une vingtaine – actuellement en cours.

M. Christian Jacob – Certainement pas ! [Jacob, proche du syndicat FNSEA]

Mme Delphine Batho – Il me semble d’autre part extrêmement curieux que des poursuites rigoureuses soient engagées contre les faucheurs volontaires, mais que des saccages de préfecture, une certaine mise à sac d’abattoir – dont le préfet a pris la reconstruction en charge – et certains actes qui ont entraîné cinq blessés parmi les CRS n’aient, eux, jamais donné lieu à poursuites judiciaires. Vraiment, cette politique du « deux poids, deux mesures » a quelque chose d’étrange et, au regard du texte que nous examinons aujourd’hui, il me semblerait fondé de décider l’extinction des poursuites en cours.

M. Germinal Peiro – Très bien.

M. Christian Jacob – C’est inacceptable.

M. Antoine Herth, rapporteur – Je vous remercie, Madame Batho, du ton posé avec lequel vous avez défendu un amendement qui, s’il avait été autrement présenté, aurait pu paraître provocateur, notamment à l’Alsacien légitimiste que je suis, qui a été profondément choqué par les fauchages volontaires. La commission a exprimé un avis défavorable à l’amendement. Il serait en effet incohérent de trancher ce point alors que nous sommes loin d’avoir examiné le texte dans son ensemble. Un Haut Conseil sera créé, qui dira les conditions scientifiques de la coexistence entre les diverses cultures et les sanctions attachées au non respect des règles, à la fois par les exploitants et par les « manifestants » qui voudraient éventuellement exprimer leur opinion en détruisant des parcelles cultivées. Voyons cela, s’il le faut, de manière globale, après avoir examiné l’ensemble du dispositif.

M. Jean-Louis Borloo, ministre d’État Je partage le point de vue de votre rapporteur. Diverses considérations entrent en jeu, qui vont de l’honneur de l’action militante à l’opportunité des poursuites et aux projets d’amnistie dont le Parlement peut être périodiquement saisi, dans la sérénité… En l’état, ce n’est pas la position du président de la République, vous le savez, mais le débat peut être posé de manière globale, comme l’a souligné M. Herth. Avis défavorable.

M. Noël Mamère – Pour dire, sur un ton aussi calme que celui de Mme Batho, pourquoi je soutiens l’amendement, je prendrai la parole en ma qualité d’élu du peuple et non en tant que faucheur volontaire, un faucheur volontaire qui a pris ses responsabilités en agissant « à mains nues » et au grand jour…

M. Richard Mallié – Vous avez l’habitude de l’illégalité !

M. Noël Mamère – Comme d’autres, j’ai été lourdement condamné par une justice qui cherche à criminaliser l’action de militants qui veulent alerter sur les dangers de cultures souvent clandestines et qui sont à l’origine de la contamination parfois irréversible d’autres parcelles. Plutôt que les condamner et les traiter de voyous, il faudrait les remercier (Exclamations sur les bancs du groupe UMP)(Mêmes mouvements) car, depuis 1996, ils n’ont cessé d’alerter sur le vide juridique auquel le ministre d’État a lui-même fait allusion. Si ces Justes modernes n’avaient pas agi…

M. Pierre Cardo – Quelle modestie !

M. Christian Jacob – Cette comparaison est odieuse !

M. Noël Mamère – …bien plus nombreux seraient les hectares cultivés en OGM. Mieux : si nous n’avions cessé d’alerter sur ces dérives scientistes, il n’est pas certain que le Grenelle de l’environnement aurait eu lieu (Exclamations sur les mêmes bancs). Nous avons joué un rôle de lanceurs d’alerte.

M. Christian Jacob – C’est le Président de la République qui en a décidé !

M. Richard Mallié – Si M. Mamère n’existait pas, il faudrait l’inventer !

M. Noël Mamère – J’observe par ailleurs que les juges ont commencé d’évoluer ; or ce sont eux qui fixent le droit… (Protestations sur les bancs du groupe UMP)

M. Patrick Ollier, président de la commission Non, c’est nous ! Eux l’appliquent.

M. Noël Mamère – Sauf, Monsieur le président de la commission, lorsqu’ils créent le droit par la jurisprudence, et c’est ce dont je parle. Il se trouve que, par deux fois, des tribunaux ont refusé de juger des faucheurs volontaires, parce que les juges avaient un doute, et parce que l’on était à la veille du Grenelle de l’environnement. Et puis, parmi ces faucheurs volontaires, il en est un qui a créé l’association des faucheurs volontaires et qui a été reçu en cette qualité par Mme Kosciusko-Morizet, ce qui vaut reconnaissance par l’exécutif. José Bové a été convoqué, mais la ministre de la justice a fait injonction au Parquet de ne pas le poursuivre, parce qu’on était à la veille du Grenelle de l’environnement.

Je rappelle une nouvelle fois qu’à l’occasion du procès de l’Erika, les juges ont reconnu le « préjudice écologique ». Il est grand temps que soient créées dans notre droit les incriminations de « délinquance écologique » « et de « crime écologique » pour sanctionner certaines destructions environnementales qui dépassent la gravité d’une simple « infraction ».

Je ne veux pas souffler sur les braises en parlant d’indignation sélective, mais enfin ! Nous avons connu des gros bras de certain syndicat, qui ne sont pas limités à porter atteinte à la propriété privée. Que dire, par exemple des auteurs des douze millions de déprédations commises à Fougères, que certains, sur les bancs d’en face, ont défendu ici même ? (Protestations sur certains bancs du groupe UMP) Que dire des gros bras de la FNSEA qui se sont permis de venir saccager le bureau d’une ministre de la République, Dominique Voynet, et qui n’ont jamais été poursuivis ? (M. Christian Jacob proteste) Nous demandons l’amnistie pour ceux qui appliquent la Constitution (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) et singulièrement l’article premier de la Charte de l’environnement, qui dispose que tous les Français ont droit à un environnement sain. Cet environnement sain, nous voulons le défendre car c’est un bien commun. Les voyous sont ceux qui l’empoisonnent et qui ne devraient pas être amnistiés, au contraire de nous, qui devrions l’être. (Mêmes mouvements)

M. Philippe Martin – Dans le Gers, bien des maires ne savaient que répondre à leurs administrés qui leur demandaient si des parcelles d’OGM étaient cultivées dans le département. J’ai eu connaissance de ces violences que sont les contaminations de parcelles biologiques par des OGM disséminés – car ce sont aussi des violences – et je connaissais la menace de fauchage, que je n’approuvais pas. J’ai alors cherché comment favoriser l’expression démocratique. Quand, sur les 170 000 habitants du département, 16 000 ont signé une pétition demandant l’organisation d’un referendum citoyen sur la question des OGM, j’ai souhaité l’organiser. Mais, depuis cinq ans, nous allons de tribunal en cour d’appel et au Conseil d’État, sans y réussir. Force est de reconnaître que l’État empêche l’expression démocratique des citoyens.

M. Germinal Peiro – C’est vrai.

M. Philippe Martin – Cela n’excuse pas le fauchage volontaire mais cela peut l’expliquer, car qui n’a pas de moyens légaux d’expression en cherche d’autres. J’observe par ailleurs que la plupart de ces interventions ont été faites par des gens sincères, qui ont pris des risques et qui ont été condamnés à payer des amendes et des réparations importantes au regard de leur revenu. Avant d’être parlementaire, j’étais préfet, et j’ai vu certains de vos amis, collègues de la majorité, se livrer à des déprédations qui sont restées sans suites judiciaires. (Protestations sur les bancs du groupe UMP)

M. Christian Jacob – Et M. Mamère vient plaider ici en faveur d’une auto-amnistie ? C’est honteux !

M. Philippe Martin – S’agissant des faucheurs volontaires, il me paraîtrait bon que, dans un souci d’apaisement, le Gouvernement prenne, de quelque manière, l’initiative de ramener la sérénité.

M. Bernard Debré – « Lanceur d’alerte » : je trouve que ce mot est inadéquat. Et je veux dire en toute sérénité à M. Mamère que j’ai trouvé ses mots un peu durs. En outre, il est un peu choquant que vous ayez plaidé pour votre autoamnistie. Nous eussions préféré que quelqu’un d’autre parle à votre place. Cela aurait été plus digne. Mais il est vrai qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même…

M. Noël Mamère – En tant que dangereux délinquant, j’ai payé ma dette !

M. Bernard Debré – Puis-je vous lire quelques extraits des textes d’une violence inouïe que nous recevons ? Je cite : « Je vous souhaite de découvrir que votre cancer a été provoqué par des OGM et d’en souffrir longtemps. » Voilà ce que je reçois pour avoir osé m’opposer aux Verts et aux faucheurs volontaires ! Ou encore : « Je voudrais savoir combien Monsanto vous a payé pour votre intervention d’hier à l’Assemblée »…

MM. Noël Mamère et Germinal Peiro – Nous recevons les mêmes dans l’autre sens !

M. Bernard Debré – « Nous connaissons la faiblesse du porte-monnaie et vous êtes un escroc immoral, avide de fric ».

Vous prétendez aussi que les faucheurs volontaires n’ont pas eu d’effet : puis-je simplement rappeler que toute cette agitation mal fondée – puisque vous reconnaissez vous-même qu’il n’y a pas de cas connu de maladie provoquée par les OGM – (M. Noël Mamère fait un signe de dénégation) a entraîné le suicide d’agriculteurs…

Une voix – C’est faux ! (Protestations sur les bancs du groupe UMP)

Un député du groupe UMP – Qui parle ? Il faut faire évacuer la tribune.

M. Bernard Debré – Voyez, Monsieur Mamère, les dégâts que vous êtes en train de faire. Sur la base d’arguments faux, vous prenez le risque d’attiser la haine. Et vous osez dire qu’il n’y a pas de lobby anti-OGM ! Nous sommes sous une pression terrifiante, comme nous venons encore de le voir… (Exclamations sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR) Et vous voudriez ensuite que, dans un grand élan de générosité, nous prononcions votre amnistie, alors que vous avez été l’un des instigateurs de cette haine. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP)

M. Noël Mamère – Mais je ne demande rien pour moi.


Par kropotkine
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Vendredi 4 avril 2008
Très bonne émission encore une fois de « ce soir ou jamais » qui débattait sur l'envoi des troupes en Afghanistan.

Ce que j’en retiens c’est que véritablement, nous pouvons être contre l’envoi supplémentaire d’hommes en Afghanistan, sans être du coté des Talibans, ou de ne pas se sentir concerné par l’international.

L'envoi de renforts en Afghanistan et le sommet de l'Otan à Bucarest illustrent le virage prôné par le Président : c'est donc le choix délibéré de l'engagement au côté des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.

En effet, l’envoi de 700/8001000 hommes n’est qu’une goutte d’eau face aux besoins nécessaires pour quadriller militairement l’Afghanistan :
il faut se rappeler la guerre opposant l’armée rouge aux afghans : plus 900 000 soviétiques n’ont pas permis de gagner cette guerre !!!

De plus, aucune mesure économique, sociales ou éducatives n’a été clairement mise en place depuis 2001.

Malgré le discours optimiste à l’assemblée Nationale par Francois Fillon sur les avancées obtenus depuis 2001 , je cite
« Le nombre d'enfants scolarisés est passé de 900 000 en 2001 à 6,4 millions aujourd'hui "

un reportage pour l’UNICEF déclare au contraire
« En ce qui concerne la scolarisation des enfants, en net progrès – on comptait un million d’enfants scolarisés en 2001, contre 6 millions en 2006 – on est en train de perdre du terrain car les écoles se retrouvent sur la ligne de front, ou sont détruites ou obligées de fermer sous la menace. »

Aussi, le rapport 2007 sur le développement humain publié par les Nations unies donne des chiffres alarmants : l'indice de pauvreté en Afghanistan est l'un des pires au monde ;
  -  30 % des Afghans ne mangent pas à leur faim ;
  - 50 % des enfants ont un poids en dessous de la normale ;
  - 70 % de la population n'a pas accès à l'eau potable.
Le taux d'alphabétisation des adultes est l'un des plus bas au monde, puisque seulement 23,5 % de la population de plus de 15 ans sait lire et écrire.
Pour les plus jeunes, l'accès à l'école primaire pour les 6-13 ans atteint 50 % : un chiffre en progrès mais qui cache malheureusement une autre réalité : le manque crucial d'enseignants de bon niveau transforme nos écoles en garderies.

Enfin, 93% de l'héroïne mondiale vient de l'Afghanistan, dont 5% reviennent financièrement aux producteurs locaux. Quand on sait que les plus grands passeurs-transformateurs du pavot sont français et américains, n'est-ce pas la première question à poser avant celle du nombre de soldats à envoyer ?

L'Occident a-t-il intérêt à changer les structures agricoles d'un pays où le pavot finance tout ?

Bref, en conclusion, on envoie au front (avec le risque de perte humaine) des hommes uniquement pour faire plaisir à notre Oncle Sam


Par kropotkine
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Mercredi 2 avril 2008
L'ancien ministre de l'Agriculture, Christian Jacob (UMP), partisan du projet de loi sur les OGM, a déclaré

"Je préfère que l'information se fasse grâce à la connaissance scientifique plutôt que par des individus, des voyous qui viennent saccager des propriétés privées, et qui n'hésitent pas à manier à la fois la peur et la violence pour se faire entendre"
[référence aux "faucheurs"]

"Laissons la parole à la science et non pas aux voyous! " a ajouté Christian Jacob.

Petit rappel des faits :
Monsieur Jacob fut un proche de la FNSEA.

Or, un commando de la FNSEA a saccagé le bureau de la ministre de l’environnement parce qu’elle voulait instaurer une véritable taxe pollueur payeur.

Ces mêmes commandos ont détruit de la marchandise et des frigos chez Vivendus pour une valeur de 10 millions d’euro.

Alors qui est le plus voyou des deux ?

Pourtant Sarkozy n'a pas hésité à venir faire un discours au congrés de la FNSEA (justement à la meme periode de la révision de la loi OGM, comme par hasard).

Il est venu remercier  "les agriculteurs  pour leur travail"...en même temps la FNSEA est la seule confédération à rester favorable à l'utilisation des OGM.

Ca vaut bien un gentil remerciement.

 

Par kropotkine
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Mercredi 2 avril 2008

Selon le Figaro, la commission Copé pour une "nouvelle télévision publique" devrait préconiser fin mai un arrêt progressif de la publicité sur les antennes de France Télévisions.


Ainsi, dans un premier temps, il n'y aurait plus aucun spot diffusé entre 18 et 21 heures.


Il faut remarquer que l’on passe d’une suppression totale de la pub à une suppression ciblée entre 18 et 21heures : la montage accouche d’une souris. 

Cette décision permettrait à l'Etat de devoir compenser non pas plus d'un milliard d'euros par an, comme le réclame France Télévisions, mais seulement 470 millions. Et surtout de ne pas devoir réflechir à de nouveaux programmes pour remplacer les écrans publicitaires.


Mais cela permet de répondre également aux chaines privées qui s’inquiètent dorénavant de voir un transfert des téléspectateurs sur les chaînes publiques lors des grands carrefours publicitaires (notamment après la fin du film de première partie de soirée).


Comment croire à présent que le seul but de cette réforme est de se munir d'une nouvelle télévision publique de qualité ?


A priori, les 470 millions d'euros seraient financés principalement par les entreprises télécom (200 millions), par des économies de France Télévisions (85 millions) et par la taxe sur les télévisions privées (30 millions).


Economie + nouvelle taxe (certainement reportée sur les consommateurs), mais toujours pas de plan de rigueur …et toujours aucune visibilité dans cette réforme annoncée avec fracas pour NS.


  

Par kropotkine
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Jeudi 27 mars 2008
Le Président de la république, le gouvernement, et autres personnalités UMP ont perçu le résultat des élections municipales 2008 comme un signal fort, prônant l’accélération des réformes.

Mais à trop vouloir aller trop vite, on finit par se brûler les ailes.

La commission Coppé vient d’en démontrer la preuve évidente mardi, lors de leur troisième séance plénière.

En effet, la commission chiffrent à 150 millions d'euros les pertes subies par le groupe France Télévision en 2008 du fait de l'annonce de la décision de supprimer la publicité sur les chaînes publiques à partir de 2009.
Un chiffre qui colle à peu près avec les prévisions de l’intersyndicale de l’audiovisuel public, qui évaluait ce manque à gagner à 160 millions d’euros maximum


Cette décision, annoncée brutalement en janvier 2008 par le président Nicolas Sarkozy, sans réelle concertation, ni plan de financement clair et abouti a entraîné une baisse des recettes publicitaires de France Télévisions, les annonceurs ayant anticipé la mise en oeuvre de la mesure.

150 millions devront donc être trouvé par l’Etat (alors qu’il parait que les caisses sont vides!!!!) afin de compenser entièrement chaque euro perdu selon la déclaration de Sarkozy lors de la mise en place de la commission Coppé "chaque euro de recette publicitaire" serait "compensé par un euro de ressource publique en 2009, mais aussi dès 2008" et confirmé de la ministre Albanel au JT de France2)

Avec du recul, la démarche aurait été sans doute de créer la commission avant de faire cette annonce et permettre ainsi d’établir un budget provisionnel au lieu d’être dans l’urgence constamment.

Peut-être aurions nous pû éviter cette perte colossal avec une vraie méthode de travail ?

Alors une telle envie "d’accélérer les réformes" doit vraiment nous faire craindre le pire !!!


Par kropotkine
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